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QUAND LE COUDE S’IRRITE

Aussi mieux connue sous le nom de Tennis Elbow, l’épicondylite latérale est la plus commune des atteintes du coude.  Souvent due à un phénomène de sur-usage, il s’agit d’une condition musculo-squelettique du groupe des extenseurs du poignet dont l’insertion se trouve en latérale de la portion distale de l’humérus.

L’ÉPICONDYLITE LATÉRALE EN CHIFFRES

Une irritation de la portion latérale du coude survient au moins cinq fois plus souvent qu’en médiale.  On appelle communément cette atteinte Golf Elbow.   L’épicondylite latérale affecte 1-3% de la population et c’est dans le groupe des 35-50 ans qu’elle est la plus commune.

Souvent en lien avec la nature du travail lorsque sont impliqués des mouvements d’extension, pronation, supination du poignet.  L’épicondylite latérale ne fait pas de distinction de sexe, mais privilégie le coté dominant pour s’installer. 

ATTENTION RISQUE DE CHRONICITÉ:   20% des cas reportés persistent plus de un an!

QUOI SURVEILLER?

Trois principaux facteurs de risque sont à considérer.  Manipuler des outils plus lourds que 1 kg. Manutentionner des charges de plus de 20 kg plus de 10 fois par jour.  Effectuer des mouvements répétitifs  pour plus de 2 heures par jour. 

D’autres facteurs de risques sont aussi à considérer.  On se réfère alors au sur-usage, aux erreurs à l’entraînement, aux mauvais alignement articulaire.  Mais également, aux problèmes de flexibilité, au vieillissement, aux déficits circulatoires, de force ou de contrôle moteur.  Les facteurs psychologiques peuvent également contribuer à l’installation de la majorité des atteintes du système locomoteur.

POUR BIEN RECONNAÎTRE  L’ÉPICONDYLITE LATÉRALE

On retrouve d’abord une douleur à la palpation de la portion latérale du coude.  Il s’agit du site d’insertion du tendon commun des muscles extenseurs du poignet. Une douleur peut irradier sur la face postérieure de l’avant-bras, parfois jusqu’aux troisième et quatrième doigts.

Dans les conditions plus avancées, on pourra aussi rencontrer une perte de flexibilité et de force musculaire des extenseurs du poignet.  Le patient rapporte souvent une faiblesse en préhension, particulièrement dans sa capacité de prendre des objets lorsque le coude se trouve en extension.

QUE FAIRE ALORS?

En tout premier lieu, éviter de reproduire sa douleur afin de favoriser la diminution de l’inflammation et éviter d’entretenir la blessure.  La glace dans les premiers jours demeurera toujours pertinent. 

Protéger le tendon à l’aide d’un bracelet épicondylien adapté et de bonne qualité s ‘avère un des tout premier geste à poser.  On le porte le jour pour vaquer à ses activités, mais parfois aussi la nuit si la douleur est présente au repos.  L’expérience clinique m’a amené à considérer un bracelet rigide tel que celui proposé ci-bas.

ET PUIS, ON PENSE À LA PHYSIO

Votre physiothérapeute possède un arsenal éprouvé et supporté par nombre de recherches cliniques afin de vous aider à bien gérer la situation.  Objectif premier: éviter la chronicité, mais aussi favoriser un retour rapide, complet et sécuritaire à l’ensemble de vos activités.

Source: Lateral Epicondylitis – Physiopedia

Nathalie Harnois, physiothérapeute

895, boulevard des Laurentides, Piedmont, QC  J0R 1K0

Tél : 450-820-4200